La Baie d'Alger sous les nuages, 1915, Marcello Fabri

La Baie d’Alger sous les nuages, 1915

Dans une harmonie voilée, dégage avec vigueur le ciel et la mer. Le ciel vibre de toutes les nuances de bleu, de gris, de vert et de rouge. Celles-ci animent aussi les petites maisons à la limite des champs bordés d’arbres. Seule, la mer semble d’une tonalité unique où se noient les détails, à peine perceptibles, d’une peinture pourtant très travaillée.

Une fine ligne blanche la sépare du ciel et de la terre, née de la chaleur de l’été ou de la lumière d’une fin d’après-midi. Légèreté, luminosité de celle-ci, par contraste avec celle des haies sombres ou du blanc épais des maisons aux tuiles rouges. La vitalité de ce paysage calme est diffusée par la subtilité des couleurs, la réduction des lignes à l’essentiel. Il bat comme un cœur heureux.